Procrastination et perfectionnisme

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Lorsque l’on parle de procrastination, on évoque souvent le perfectionnisme comme étant l’une des causes principales du comportement qui consiste à remettre à plus tard. Qui a raison, qui a tord ?

Le pour

Dans son livre Comment ne pas tout remettre au lendemain, le Dr Bruno Koeltz évoque la notion de perfectionnisme chez le procrastinateur. Il précise qu’il existe un bon perfectionnisme ou normal et un perfectionnisme mauvais ou irréaliste.

Lorsque le niveau d’excellence est humainement atteignable, lorsque les détails ne sont pas négligés mais que la priorité reste à l’essentiel ou lorsque les erreurs sont perçues comme des sources d’amélioration et ne viennent pas affaiblir l’estime de soi de la personne, on dit que le perfectionnisme est normal. La personne a une bonne estime de soi.

Par contre en cas de perfectionnisme excessif, les conséquences d’un niveau d’excellence irréaliste peuvent représenter un handicap. Souvent, c’est pour protéger une estime de soi fragile, et le procrastinateur ne se sent jamais prêt.

Autre point important, il est très sensible à l’avis des autres. Croyant qu’il doit être irréprochable pour plaire à son entourage, il met la barre trop haute et se place ainsi en condition d’échec. Or le procrastinateur dispose d’une conception de l’échec exacerbée qui nuit à son estime de soi et au final c’est un comportement qui s’auto-entretient.

Le contre

Dans une étude*, Piers Steels démontre au contraire que même si le perfectionnisme est souvent pointé du doigt, cette tendance n’est pas lié en priorité à la procrastination.

cf article : La procrastination dans le couple

*The nature of procrastination: a meta-analytic and theoretical review of quintessential self-regulatory failure. Piers Steels