Qui suis-je ?

Bonjour, je m’appelle Etienne Petit.

Passionné de développement personnel et d’entrepreneuriat, je suis aujourd’hui en charge de différents projets pour le compte d’une entreprise française proposant un service de haute-technicité à quelques-unes des grandes entreprises du CAC40. J’ai été confronté dans le passé à des difficultés d’efficacité personnelle pour mener à bien mes projets. J’ai ainsi dû comprendre et vaincre les raisons de mes comportements. En développant une boîte à outils essentielle pour manager mes projets, j’ai pu répondre aux critères d’organisation et d’efficacité liés à un poste et un métier exigeants. Début 2016, je me suis fixé l’objectif ambitieux d’aider les personnes concernées par ce comportement en partageant ces techniques autour de moi.

Comment en suis-je arrivé là ?

Je n’ai pas toujours été en mesure de pouvoir accompagner les autres.
A l’époque où je faisais mes études, j’avais remarqué que j’étais sujet à un comportement que l’on appelle « le syndrome de l’étudiant ».
J’attendais systématiquement le dernier moment pour me mettre au travail alors que je disposais souvent à l’origine d’une durée et d’une marge  de manœuvre très confortables.

Cette attitude peut vous paraître bien inoffensive lorsque vous êtes étudiant et vous êtes peut-être passé par là !

Mais dans mon cas, cette habitude s’est avérée extrêmement toxique plus tard dans ma vie professionnelle.

Au début, tout allait bien !  J’apprenais vite et étant encadré par des supérieurs hiérarchiques, je parvenais à fournir un travail de qualité. Malheureusement je conservais  ma tendance à procrastiner, réalisant sans cesse les choses à la dernière minute.

Reportant souvent à plus tard de réaliser mon travail au profit d’autres activité que je préférais sur le moment, je devais régulièrement compenser par des soirées et voir même des nuits pour rattraper le temps perdu. A la longue cela m’épuisait, me stressait, me privant en plus des moments de loisirs…
Je me souviens d’ailleurs d’une occasion où je fêtais mon anniversaire au boulot. Mes collègues s’étaient cotisé pour m’offrir une montre. Vous devinez ?

Durant l’apéro, tout le monde avait ri  aux larmes de mes excuses toujours invraisemblables pour expliquer mes retards répétés. A l’époque ils me pardonnaient volontiers ces « erreurs de jeunesse ».

Ma procrastination devient un problème

Avec le temps, je grimpais en responsabilités. Mais plus j’avais des obligations et plus je rencontrais des difficultés pour mener à bien mes missions.

C’est à ce moment là que toute ma procrastination est devenue un problème. Ma confiance en moi s’est mise à diminuer, ma timidité a se développer.

Sans pouvoir l’expliquer, je reportais sans cesse les appels à mes clients, trouvant milles excuses pour les repousser.

Répondre à mes emails était devenu une vraie corvée. Planifier un projet un cauchemar…

Je me réfugiais sur internet, passant des heures et des heures à regarder des vidéos pour échapper à ma charge de travail. Je constatais parfois avec effroi que j’étais capable de passer des après-midi complètes à surfer sur internet…

Livré à moi-même, et toujours dans l’obligation de rendre des comptes, l’indulgence de mes collègues évolua en un clin d’œil en remontrances incessantes.

Ma vie devenait un enfer…
Avant de constater que j’avais perdu la confiance de mes collègues et toute crédibilité auprès de mes clients, je perdais mon poste…

Cette situation d’échec perturba fortement ma vie de couple, hélas déjà bien secouée par mon comportement désastreux.

A la maison, ma compagne me reprochait trop souvent mon peu d’investissement dans les tâches ménagères et ses phrases habituelles étaient…

« Tu ne m’aides jamais à ranger »

« Tu ne prépares jamais le repas »

« Tu n’as pas encore acheté les billets pour les vacances ? Mais t’attends quoi ? »

Mes phrases favorites étant toujours…

« Je vais t’aider, laisses moi une minute ! »

« Je veux bien mais tu le fais toujours avant moi »

« Je suis très occupé en ce moment, je le ferai dès que j’aurai une minute »

J’étais loin de me douter qu’un soir, en rentrant chez moi, quelques mois après mon licenciement, je découvrirais une lettre de ma compagne en ces mots…

« Etienne, je ne peux plus continuer… je ne peux plus supporter ton comportement.
Voilà bientôt 6 mois que je te vois reporter ta recherche d’emploi, es-tu vraiment conscient de notre besoin d’argent ! Quand vas-tu te commencer à accomplir les choses. Je n’en peux plus de nos querelles incessantes.
C’est par ta faute si je te quitte, je ne parviens même plus à envisager mon futur avec toi…
Si ça continue, je suis persuadé que pas un seul des projets que nous avions imaginé ensemble ne se réalisera un jour. Je ne veux pas passer à côté de ma vie en restant avec toi, etc…»

A cet instant, ma vie s’écroula en quelques secondes et mon sentiment d’impuissance fut le plus cruel de tous.

Toute ma procrastination depuis ces dernières années me sautait au visage, m’éclaboussant de honte et de culpabilité…

Hurlant de rage, je frappais dans les murs, cassant tout sur mon passage et jurant contre tout ce que cette procrastination venait de me prendre…

Les jour qui suivirent furent une succession de vide et de non-sens..

Je restais cloîtré dans le noir, avachi dans mon canapé, sans plus parler à personne.

Semaines après semaines, je sombrais dans une sorte de dépression.

Je ne sortais plus, ne répondant plus ni aux sms ni aux appels téléphoniques. J’étais devenu méconnaissable, l’ombre de moi-même.

Un matin, j’entendis tambouriner sur la porte de mon studio…

C’était mon frère, accompagné de son garçon de 4 ans, qui passait prendre des nouvelles en allant à l’école.

Sale, mal rasé, ayant honte de moi, je restais figé derrière la porte, refusant d’ouvrir. Mais au moment où ils partirent,  j’entendis la voix du petit qui disait…

« Moi aussi Papa, je deviendrais comme tonton ? »

J’entendis la voix gênée de mon frère répondant :

« Mais non fiston, tu ne deviendras jamais comme ça, rassures-toi ! ».

Je restais là accroupi, le dos appuyé contre la porte, prostré et sanglotant, en repensant à ce qui venait de se passer.
A ce moment là, il y eu comme un déclic et tout bascula en moi. J’avais l’inspiration que je devais transformer ma vie…
Je devais trouver les raisons de mon comportement.
Je devais combattre cette procrastination qui me volait ma vie, ma carrière et mon couple !
A ce moment précis, je décidais de reprendre ma vie en main et de me lancer frénétiquement dans des recherches pour comprendre les troubles que j’endurais.
Je n’avais en quelque sorte qu’une seule certitude, ma procrastination n’était pas une maladie et j’avais la conviction que ce n’était pas non plus une fatalité.
Heureusement pour moi, je n’étais pas le premier procrastinateur et j’ai trouvé de nombreuses réponses pour expliquer mon comportement.

J’ai ainsi consulté des dizaines d’études scientifiques et cognitivo-comportementales sur la question. J’ai étudié avec attention les mécanismes qui me poussaient à remettre inlassablement au lendemain et découvert des solutions à mettre en œuvre pour battre en retraite ma procrastination.

C’est de cette façon que j’ai compris comment fonctionnait mon cerveau lors de mes agissements. Jusqu’ici j’avais eu la croyance que seule ma volonté me permettait d’agir et je pensais sincèrement en manquer. En réalité, le vrai problème se logeait dans mon inconscient.

En étudiant les processus décrits dans ces études scientifiques et en les comparant à mes propres prises de décisions, je découvris qu’il existait des facteurs déjà bien connus qui pouvaient favoriser ou non l’action. Par exemple :

  • le lien qu’il existe entre le manque d’entrain pour une activité et l’action de remettre à plus tard et plus particulièrement, lorsque cette activité n’apporte que peu d’indépendance, de raison d’être et de retour sur investissement.
  • le rapport très étroit entre les facultés de self-contrôle, de sensibilité aux distractions, d’organisation et de besoin de réussir qui sont quatre aspects majeurs pour lutter contre la procrastination.

Pourquoi ce blog ?

Depuis je n’ai de cesse lire, de me documenter et de me former sur mon temps personnel. D’ailleurs, je viens tout juste de décrocher mon certificat de réussite à la formation « La gestion du temps à l’ère du digital ».

Parfois même, je ne peux m’empêcher d’encourager les personnes de mon entourage à s’inscrire à des clubs de coaching dont j’estime le travail et la qualité d’enseignement comme dans cette vidéo.

Je suis pas à l’aise c’est sûr, mais ce fut un excellent exercice pour sortir de ma zone de confort et apprendre à partager ce que j’apprécie.

Je suis persuadé que c’est en étant coaché, encouragé que l’on se motive au quotidien. Autrement, on a vite fait de retourner à nos habitudes et d’oublier nos promesses de progresser.

C’est la raison pour laquelle en ce mois d’août 2017, j’ai pris la décision de créer ce blog, le-retardaire.fr pour partager mes connaissances sur la thématique de la procrastination et de la gestion du temps qui m’a personnellement concernée et me concerne toujours dans une moindre propotion. Le sujet est vaste, les recherches scientifiques nombreuses, et je suis certain qu’avec votre aide, nous saurons rendre ce sujet vivant et digne d’intérêt. Sans vouloir trop dramatiser j’observe une impulsilvité grandissante, un recherche de gratification toujours plus immédiate, des difficultés à se concentrer, un multitasking exponentiel, des conséquences douloureuses (je sais de quoi je parle). Je pense qu’il est important de prendre ces sujets au sérieux, afin de comprendre les changements auxquels nous sommes confrontés et comment ils peuvent nuire dans notre gestion du temps. Tirer partie de ces connaissances, apprendre à utiliser de nouveaux outils me paraissent des aspects importants pour muscler votre self-control, fixer vos priorités, commencer et terminer vos projets et réaliser les rêves qui vous tiennent à coeur.